Amylase pancréatique
Valeur augmentée en cas de pancréatite aigue (rare) et/ou d’ulcères digestifs
Exclusivité LABÉO pour la France
Prélèvement
Tube hépariné
Acheminement
Idéalement en 24H et sous couvert du froid (ne pas mettre le tube directement sur le pain de glace)
Délai de réponse
Dans la journée si le prélèvement arrive avant midi
Coût
16,29€ TTC (2026)
Définition
L’amylase est une enzyme digestive appartenant à la famille des hydrolases, impliquée dans l’hydrolyse des glucides complexes, principalement l’amidon, en sucres plus simples tels que le maltose, les dextrines, puis indirectement le glucose.
Elle constitue l’une des premières étapes de la digestion enzymatique des glucides alimentaires.
Origine
Chez le cheval, l’amylase est produite par deux sources principales :
- Les glandes salivaires (amylase salivaire)
- Le pancréas (amylase pancréatique)
L’amylase mesurée dans le sang provient majoritairement de l’origine pancréatique, bien qu’elle ne soit pas strictement spécifique de cet organe.
Rôle physiologique
L’amylase joue un rôle fondamental dans la digestion enzymatique de l’amidon.
Chez le cheval, espèce herbivore non ruminante, la capacité de digestion de l’amidon dans l’intestin grêle est limitée comparativement à d’autres espèces. Cette particularité physiologique confère à l’amylase un rôle important mais quantitativement restreint.
Une digestion insuffisante de l’amidon dans l’intestin grêle peut entraîner un passage excessif de glucides fermentescibles vers le gros intestin, favorisant :
- Une fermentation rapide,
- Une production accrue d’acides gras volatils,
- Des déséquilibres de la flore digestive,
- Un risque accru de coliques, diarrhée, acidose du côlon ou fourbure.
Mécanisme d’action
- Cavité buccale
L’amylase salivaire débute la dégradation de l’amidon dès la mastication, amorçant l’hydrolyse des liaisons α-1,4 des polysaccharides. - Intestin grêle
L’amylase pancréatique poursuit l’hydrolyse des glucides complexes en oligosaccharides et disaccharides, qui seront ensuite transformés en monosaccharides par les enzymes de la bordure en brosse intestinale, permettant leur absorption.
Physiologie sanguine
En conditions physiologiques normales :
- L’amylase est majoritairement sécrétée dans le tube digestif.
- Seule une faible fraction est retrouvée dans la circulation sanguine.
- L’activité amylasique sérique chez le cheval est généralement faible et stable.
Physiopathologie
Une augmentation de l’amylase sanguine peut être observée lors de :
- Lésions pancréatiques (pancréatite aiguë ou subaiguë, rares chez le cheval),
- Atteintes digestives sévères (entérites aiguës, endotoxémie),
- Diminution de l’élimination rénale.
Chez le cheval, l’amylase est un marqueur peu sensible et peu spécifique des affections pancréatiques. Une valeur normale n’exclut pas une atteinte du pancréas.
Intérêt biologique
Le dosage de l’amylase constitue un paramètre complémentaire dans l’exploration des troubles digestifs ou pancréatiques, mais son intérêt diagnostique reste limité chez le cheval.
Il doit toujours être interprété :
- Avec la lipase pancréatique (notamment la lipase DGGR)
- En lien étroit avec le contexte clinique
- Et intégré à un bilan digestif global
Valeur usuelle
Valeur normale : 2-7 UI/L
Interprétation
Amylase normale : situation fréquente chez le cheval, sans valeur d’exclusion.
Amylase augmentée : résultat non spécifique nécessitant des examens complémentaires.
L’amylase ne doit jamais être interprétée isolément.
À associer à
- Lipase (DGGR)
- Paramètres inflammatoires (fibrinogène, SAA)
- Bilan hépatique et digestif
Message clé LABÉO
Chez le cheval, l’amylase est un marqueur peu sensible et peu spécifique.
Une valeur normale est fréquente et n’exclut pas une atteinte pancréatique,
tandis qu’une augmentation reste non spécifique (digestive, inflammatoire ou rénale).
Elle ne doit jamais être interprétée isolément,
mais intégrée à la clinique et associée à la lipase (DGGR) et au bilan digestif global.