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Cortisol

L’hormone du stress positif ou négatif

Prélèvement

Tube sec

Acheminement

Idéalement en 24H et sous couvert du froid (ne pas mettre le tube directement sur le pain de glace)

Délai de réponse

Dans la journée si le prélèvement arrive avant midi

Coût

26,07€ TTC (2026)

Principe

Le cortisol est le principal glucocorticoïde sécrété chez le cheval. Il intervient dans la réponse adaptative au stress et dans la régulation du métabolisme énergétique, en particulier du glucose.

Physiologie

Le cortisol est sécrété par les glandes surrénales sous le contrôle de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.
Il augmente la disponibilité du glucose afin de fournir rapidement de l’énergie, permettant au cheval de faire face à une situation de stress.
À court terme, la libération de cortisol constitue une réponse physiologique bénéfique, participant à l’adaptation de l’organisme à un facteur de stress aigu.

Physiopathologie

  • Stress et bien-être
    Des concentrations élevées de cortisol peuvent être observées lors de situations de stress aigu, y compris dans des contextes de stress dit “positif” (effort, excitation, adaptation).
    À l’inverse, des chevaux soumis à un stress chronique prolongé peuvent présenter des concentrations basales de cortisol diminuées, probablement liées à une altération ou une usure du système de régulation hormonale.

Le cortisol ne doit donc pas être utilisé comme indicateur absolu de stress ou de mal-être. Des valeurs très basses peuvent, au contraire, être préoccupantes selon le contexte clinique.

  • Hypercortisolémie
    Une hypercortisolémie peut survenir en cas d’hyperactivité hypophysaire, entraînant une augmentation de la sécrétion d’ACTH, laquelle stimule excessivement les glandes surrénales.

Des concentrations sériques basales élevées de cortisol (> 240 nmol/L) sont fréquemment observées dans les formes classiques de PPID, notamment chez les chevaux âgés présentant hirsutisme, polyuro-polydipsie et anomalies métaboliques associées.

Valeurs usuelles

Cortisol basal : 50 – 125 nmol/L

Intérêt biologique

Le dosage du cortisol permet :

  • L’évaluation de l’activité de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien
  • L’exploration de certaines affections endocriniennes, notamment le PPID
  • Une aide à l’interprétation de situations de stress, en tenant compte du contexte clinique.

L’interprétation des résultats doit être prudente et réalisée en association avec les signes cliniques et, si nécessaire, d’autres dosages hormonaux (ACTH)

Message clé LABÉO

Le cortisol est un marqueur de l’adaptation au stress et de l’activité surrénalienne,
dont l’interprétation doit toujours être contextualisée : une valeur élevée peut refléter un stress aigu ou un PPID,
tandis qu’une valeur basse peut traduire un stress chronique ou une altération de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien

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