Cuivre
Un oligo-élément indispensable !
Prélèvement
Tube hépariné (pas de caoutchouc)
Acheminement
Idéalement en 24H et sous couvert du froid (ne pas mettre le tube directement sur le pain de glace)
Délai de réponse
Analyse lancée le lundi avec réponse le mardi
Coût
Coût : 20,63€ TTC (2026)
Principe
Le cuivre est un oligo-élément essentiel apporté par l’alimentation. Il intervient dans de nombreuses fonctions biologiques, notamment le métabolisme du fer, la production d’énergie, la protection antioxydante et la santé des tissus conjonctifs.
Physiologie
Le cuivre joue un rôle clé dans :
- Le métabolisme du fer et l’érythropoïèse
- La structure des tissus conjonctifs (os, cartilage, vaisseaux)
- La production d’énergie cellulaire
- Les systèmes enzymatiques antioxydants
L’absorption intestinale du cuivre peut être réduite par des apports excessifs en zinc (Zn) ou en fer (Fe).
Un équilibre alimentaire entre ces oligo-éléments est recommandé, avec un ratio Fe : Zn : Cu d’environ 4 : 3 : 1.
Carence en cuivre
Une carence peut survenir en cas :
- D’apport alimentaire insuffisant,
- D’excès alimentaire en zinc ou en fer interférant avec son absorption.
Signes cliniques
- Altération de la pigmentation de la robe : poil terne, frisotté, décoloré, parfois à teinte rougeâtre
- Affections neuro-musculaires
- Anémie
- Fragilité des vaisseaux sanguins, des os et des articulations chez l’adulte
- Chez le jeune en croissance : développement anormal des os et du cartilage
Toxicité du cuivre
La toxicité du cuivre est rare chez le cheval, mais a été décrite (Bargi Belli et al. (2021))
- Toxicité aiguë: ingestion massive de cuivre sur une courte période
- Toxicité chronique (cumulative) : accumulation progressive du cuivre dans le foie, suivie d’une libération brutale dans la circulation sanguine lorsque la capacité de stockage hépatique est dépassée, entraînant une insuffisance hépatique et rénale.
Des concentrations élevées de cuivre peuvent également diminuer l’absorption du sélénium et du fer.
Signes cliniques
Toxicité aigue (rare) :
- Coliques
- Diarrhée
- Abattement marqué
- Ictère
- Hémolyse aiguë
- Insuffisance hépatique et rénale : évolution parfois rapide et grave
Toxicité chronique (la plus décrite)
- Amaigrissement progressif
- Baisse de performance
- Léthargie
- Ictère
- Signes d’insuffisance hépatique
- Parfois troubles neurologiques secondaires (encéphalopathie hépatique)
- Atteinte rénale possible dans les phases terminales
Contrairement aux ovins, le cheval est relativement tolérant au cuivre, ce qui explique la rareté des tableaux cliniques francs
Valeurs usuelles
Cuivre sanguin : 0,8 – 1,6 mg/L
La concentration sanguine en cuivre peut varier de façon importante en fonction du régime alimentaire et de l’âge de l’animal.
Intérêt biologique
Le dosage du cuivre est indiqué dans :
- L’évaluation des déséquilibres nutritionnels
- L’exploration de troubles de la pigmentation, de l’hématopoïèse ou du squelette
- La suspicion d’intoxication chronique ou d’interactions minérales.
Interactions Cuivre – Zinc – Fer
Un excès de fer diminue l’absorption du cuivre et du zinc.
Un excès de zinc peut induire une carence secondaire en cuivre.
Les déséquilibres sont plus fréquents que les carences isolées.
Toujours interpréter Cu, Zn et Fe ensemble, en tenant compte de la ration.
Ratio nutritionnel de référence : Fer : Zinc : Cuivre ≈ 4 : 3 : 1
| Élément en excès | Effet sur les autres | Conséquences cliniques possibles |
|---|---|---|
| Fer (Fe) | ↓ Absorption du Cuivre et du Zinc | Robe terne, sabots fragiles, baisse d’immunité, carences fonctionnelles secondaires |
| Zinc (Zn) | ↓ Absorption du Cuivre | Dépigmentation de la robe, troubles osseux et articulaires, anémie atypique |
| Cuivre (Cu) | Interférence avec Fer et Sélénium | Risque hépatique en cas d’accumulation chronique (rare) |
Message clé LABÉO
Le cuivre est un oligo-élément clé de l’érythropoïèse, des tissus conjonctifs et des défenses antioxydantes ;
son dosage permet surtout d’identifier des déséquilibres nutritionnels et des interactions minérales (Fe, Zn),
les carences fonctionnelles étant plus fréquentes que les carences absolues chez le cheval.