Malondialdéhyde (MDA)
Un marqueur direct des dommages oxydatifs subis par les membranes cellulaires.
Prélèvement
Tube hépariné
Acheminement
Réfrigéré, acheminement rapide (Réception sous 24H : Impératif !)
Éviter l’hémolyse (qui peut fausser l’interprétation!)
Délai de réponse
1 semaine
Coût
47,78 € TTC (2026)
Qu’est-ce que le MDA ?
Le malondialdéhyde (MDA) est un produit final de la peroxydation des lipides, résultant de l’attaque des membranes cellulaires par les radicaux libres.
Il constitue l’un des marqueurs les plus utilisés et les plus sensibles pour évaluer les dommages oxydatifs au niveau cellulaire.
Que reflète le MDA ?
Un MDA élevé traduit :
- Une agression oxydative des membranes (globules rouges, fibres musculaires),
- Une augmentation du stress oxydant réel,
- Un déséquilibre entre production de radicaux libres et défenses antioxydantes.
Contrairement aux marqueurs de défense, le MDA mesure les conséquences du stress oxydant, et non la capacité de protection.
Pourquoi les membranes sont-elles ciblées ?
Les membranes cellulaires sont riches en acides gras polyinsaturés, très sensibles à l’oxydation.
Leur altération peut entraîner :
- Une fragilisation des globules rouges (→ hémolyse à l’exercice),
- Des lésions musculaires subcliniques,
- Une récupération plus lente après l’exercice.
Indications cliniques
Le dosage du MDA est particulièrement pertinent pour :
- Évaluer le niveau de stress oxydatif chez le cheval,
- Suivre l’impact d’un entraînement intense ou prolongé,
- Explorer une intolérance à l’exercice ou une récupération anormalement lente,
- Compléter un bilan de performance ou un suivi nutritionnel,
- Interpréter des situations d’inflammation ou de stress chronique.
Comment interpréter le MDA ?
- MDA élevé : dommages oxydatifs avérés, atteinte membranaire.
- MDA normal avec CATH/CATL basses : défenses faibles mais dommages encore limités (situation à risque).
- MDA élevé + CATL basse : forte vulnérabilité des membranes, risque d’hémolyse ou de lésions musculaires.
Le MDA doit idéalement être interprété avec des marqueurs de défense (CATH, CATL, SOD).
MDA et autres marqueurs du stress oxydatif
| Paramètre associé | Apport complémentaire |
|---|---|
| CATH / CATL | Capacité de défense antioxydante |
| SOD | Défense enzymatique endogène |
| POOL | Dommages lipidiques globaux circulants |
Intérêt en médecine du sport équine
Associé aux autres paramètres, le MDA permet de :
- Objectiver les dommages liés à l’exercice,
- Ajuster l’intensité de l’entraînement,
- Orienter une stratégie de récupération et de supplémentation,
- Prévenir les conséquences du stress oxydant excessif.
| Moment du prélèvement | MDA plasmatique (≈ µmol/L) | Interprétation |
|---|---|---|
| Repos (stall) | 0,8 – 1,2 µmol/L | Valeur de base chez chevaux sains entraînés |
| Immédiatement post-exercice | 1,0 – 1,4 µmol/L | augmentation modérée, non significative |
| 24 h post-exercice | 1,5 – 2,0 µmol/L | augmentation significative |
| 48 h post-exercice | 1,8 – 2,5 µmol/L | Pic maximal observé |
Interprétation clinique
- 0,8–1,2 µmol/L
compatible avec un statut oxydatif basal chez un cheval sain entraîné. - 1,5–2,5 µmol/L
compatible avec un stress oxydant à l’exercice, même sans lésion musculaire (CK normale). - MDA élevé isolé
traduit une peroxydation lipidique retardée, pas forcément une myopathie.
D’où l’intérêt impératif d’une interprétation combinée avec :
Message clé LABÉO
Le MDA est un marqueur central du stress oxydant : il reflète les dommages membranaires déjà présents et doit être interprété en parallèle des capacités antioxydantes pour guider la prise en charge.