Prolactine
L’hormone de la lactation et de la maternité chez la jument.
Prélèvement
sang sur tube sec
Acheminement
idéalement < 24 h, sous couvert du froid
(ne pas poser directement sur le pain de glace)
Délai de réponse
dans la journée si le prélèvement arrive avant midi
Coût
24,07 € TTC (2026)
Astuces terrain – prélèvement prolactine
- Prélèvement réalisé dans un environnement calme
- Limiter le stress et les manipulations avant la prise de sang
- Conservation rapide au froid
- Expédition rapide au laboratoire
- Mentionner :
- Statut reproducteur,
- Stade de gestation ou de lactation,
- Traitements en cours.
Attention
- La prolactine est sensible au stress.
- Les concentrations varient fortement selon la saison.
Principe
La prolactine est une hormone produite par l’antéhypophyse.
Sa sécrétion est principalement contrôlée par la dopamine qui exerce un effet inhibiteur permanent.
Chez la jument, la prolactine joue un rôle majeur dans :
- Le développement mammaire,
- L’initiation de la lactation,
- Le maintien de la production laitière,
- Certaines adaptations maternelles autour du poulinage.
Sa concentration est fortement influencée par la durée d’ensoleillement.
Intérêt clinique
La prolactine intervient dans plusieurs fonctions physiologiques importantes :
- Développement de la mamelle en fin de gestation,
- Production du colostrum,
- Déclenchement de la lactation,
- Maintien de la sécrétion lactée après le poulinage.
Son dosage est principalement utilisé dans un contexte de recherche ou lors d’explorations endocriniennes spécialisées.
Physiologie
Influence de la photopériode
La prolactine est l’une des hormones les plus sensibles à la durée du jour.
Les concentrations :
- Augmentent au printemps et en été,
- Diminuent en automne et en hiver.
Cette variation participe à la saisonnalité de la reproduction équine.
Fin de gestation
Les concentrations augmentent progressivement durant les dernières semaines précédant le poulinage.
Cette augmentation contribue :
- Au développement mammaire,
- À la préparation de la lactation,
- À la production du colostrum.
Après le poulinage
La prolactine reste élevée pendant la période d’allaitement et participe au maintien de la production lactée
Situations dans lesquelles un dosage peut être utile
Anomalies de lactation
- Absence de montée de lait
- Production lactée insuffisante
- Développement mammaire anormal
Exploration endocrinienne
- Évaluation de l’axe dopaminergique
- Études physiologiques ou de recherche
PPID (syndrome de Cushing équin)
La prolactine est sous contrôle dopaminergique comme l’ACTH.
Certaines études ont montré des modifications de sa sécrétion chez les chevaux atteints de PPID, mais son dosage n’est pas utilisé en pratique courante pour le diagnostic.
Limites du dosage
La prolactine présente une importante variabilité physiologique.
Les concentrations sont fortement influencées par :
- La saison,
- La lumière,
- Le stress,
- La gestation,
- La lactation.
Son utilisation clinique reste beaucoup plus limitée que celle de l’ACTH, de la progestérone ou de l’eCG.
Interprétation
Concentration élevée
Peut être observée lors :
- De la fin de gestation,
- De la lactation,
- Des périodes de jours longs (printemps-été),
- De certaines perturbations endocriniennes.
Concentration faible
Peut être observée lors :
- Des périodes de jours courts,
- D’une inhibition dopaminergique excessive,
- De certaines anomalies endocriniennes.
Le résultat doit toujours être interprété en fonction du statut reproducteur, de la saison et du contexte clinique
Valeurs usuelles
Les concentrations varient fortement selon :
- La saison,
- La photopériode,
- La gestation,
- La lactation,
- La méthode analytique utilisée.
| Situation physiologique | Prolactine plasmatique |
|---|---|
| Hongres et juments au repos | 5 à 20 ng/mL |
| Période estivale (jours longs) | souvent 10 à 30 ng/mL |
| Hiver (jours courts) | souvent < 10 ng/mL |
| Fin de gestation | augmentation importante |
| Début de lactation | valeurs très élevées et très variables, parfois > 50–100 ng/mL |
Chez les chevaux adultes non gestants, les concentrations basales sont généralement comprises entre 5 et 20 ng/mL, avec des valeurs plus élevées au printemps et en été qu’en hiver.
Chez les juments gestantes, une augmentation marquée est observée dans les derniers jours précédant le poulinage et les concentrations restent élevées durant les premières semaines de lactation.
Message clé LABÉO
La prolactine est l’hormone clé de la lactation chez la jument.
Son dosage peut contribuer à l’exploration de certaines anomalies de reproduction ou de lactation,
mais son interprétation reste délicate en raison de fortes variations physiologiques.